27 février 2007
Blood Diamond - Cinéma
A ne pas voir un soir de
cafard ! Ok il y a de la belle gueule à regarder (Léonardo Di Caprio,
Djimon Hounsou, Jennifer Connelly) mais ce n’est pas l’attrait principal du
film. Et ce n’est décidément pas non plus un film d’action au sens stricte du
terme.
Blood Diamond parle du
trafic de diamants en Sierra Leone (en Afrique pour les non-géographes) au
cours de la guerre civile qui déchira le pays dans les années 1990. A travers
l’histoire d’un pêcheur, on découvre comment le trafic diamants contre armes a
fauché des milliers de personnes.
Léonardo Di Caprio incarne un
contrebandier qui échange des armes contre les précieuses pierres pour les
revendre ensuite à de riches marchands anglais. Marchands qui stockent lesdites
pierres afin de contrôler le marché de ce produit soi-disant de luxe. Marchands
qui entretiennent donc une guerre terriblement meurtrière en contrôlant l’offre
et la demande du produit. Un jour Léo croise la route de Salomon un pêcheur qui
a été enlevé à sa famille par les rebelles. Envoyé dans les mines de diamants
pour y travailler, il trouve un diamant rose d’une taille somme toute assez
intéressante pour avoir les rebelles et les contrebandiers sur le dos.
L’action se résume ensuite à une
course poursuite pour retrouver ce diamant et la famille de Salomon mais le
film dépasse ce simple scénario pour montrer l’état du pays pendant cette
guerre et les ravages que provoque le trafic sur les populations africaines. Je
me suis un peu renseignée et visiblement 3, 7 millions de personnes sont
mortes en Sierra Leone, Angola, Congo et Liberia dans des conflits soutenus
par le commerce de diamants.
Depuis 2000 des efforts ont été
faits pour enrayer ce phénomène. Les accords de Kimberley ont notamment été
signés en 2003. Ils stipulent que les pays exportateurs doivent « émettre
un certificat pour accompagner tout diamant brut exporté de son territoire,
attestant la légitimité de chaque diamant. Chaque pays doit donc être en mesure
de suivre la trace des diamants […] Tous les pays importateurs acceptent de ne
permettre à aucun diamant brut d’entrer sur leur territoire sans un
certificat » (site de Partenariat Afrique Canada). Evidemment tous les
problèmes ne sont pas résolus mais c’est un pas important pour l’Afrique.
Cette boucherie est clairement
visible dans le film. Les scènes de violence n’arrêtent pas : enlèvements,
mutilations, fusillades, exécutions… Sans parler des enfants soldats. On voit
progressivement des enfants perdrent leur identité et leur innocence. Ils sont
drogués, encensés, manipulés, endoctrinés. Ils deviennent des monstres, des
chasseurs alors qu’ils étaient gibier. Tout bonnement atroce.
J’ignore encore comment on peut
être aussi cruel vis à vis d’autres êtres humains, qui plus est d’humains du
même peuple que soi. En fait j’ai eu une boule dans la gorge pendant tout le
film et mes larmes ont coulé plusieurs fois. Je sais que c’est un film mais je
ne me fais aucune illusion sur le réalisme et la véracité de certaines scènes…
Les africains sont à la fois victimes et bourreaux, tous plongés jusqu’au cou
dans ce brasier (quand je dis « africains », je ne dis pas
« noir » ! Ne simplifions pas ! Dans l’histoire, Di Caprio
est aussi un africain, né au Mozambique ; lui aussi a souffert et ait
devenu un enfant soldat).
Le portrait du continent est
désastreux et l’espoir semble absent. Ne restent que le fatalisme ou la
dérision pour les peuples en souffrance. J’ai particulièrement apprécié la
réplique d’un villageois qui s’exclame : « Pourvu qu’ils ne trouvent
pas de pétrole ! C’est là que les vrais ennuis commenceraient ! » Puissant, non ?
La tension comme la violence est
présente tout au long du film. En partie à cause des combats, en partie à cause
du fait qu’on ne sait jamais à qui faire confiance. Tout le monde s’utilise.
Personne n’est au clair avec soi-même. C’est une véritable guerre des nerfs. Di
Caprio par exemple n’est pas vraiment un boy-scout. Il est violent, dangereux,
prêt à tout pour récupérer le diamant et on ne sait jamais si on peut s’y fier.
En même temps il garde un côté
humain et sensible. Evidemment, me direz-vous ! On est quand
même dans une super-production hollywoodienne ! Le héros n’est jamais
totalement méchant ! Peut-être… C’est vrai que même si le film est très
bon selon moi, il reste un « blockbuster humanitaire » comme je l’ai
vu dans un article de Libé. C’est vrai qu’il y a quelques scènes larmoyantes et
romanesques en trop. C’est vrai qu’il y a des stars. C’est vrai que les noirs
ont encore cette image docile ou cruelles alors que le héros blanc est
finalement un chic type qui sauve tout le monde (bon allez, vous vous en
doutiez !). D’ailleurs Djimon Hounsou, l’acteur qui joue le pêcheur, a été
nominé pour le Second Rôle aux Awards alors qu’il est aussi important que
Léonardo…
En même temps, le film aurait-il
ameuté autant de spectateurs autrement qu’avec des superstars ? Est-ce que
ces spectateurs auraient appris l’existence du trafic de diamants
autrement ?
Le film n’est pas parfait mais je
le rappelle c’est un film de fiction et non un documentaire. Il présente un
aperçu assez global de la situation, avec différents points de vue. Il n’aborde
pas tous les problèmes et a quelques inexactitudes ? J’ai bien envie de
dire « Et alors ? ». Moi j’ai été émue, j’ai appris des choses,
c’est déjà pas mal.
Pour en savoir plus :
Bande-annonce et extraits :
allociné
Site du film : blooddiamondmovie.warnerbros.com
Site partenaire : http://www.blooddiamondaction.org/
Site créé suite au film par le
Partenariat Canada Afrique pour répondre aux questions : http://diamantdesang.pacweb.org/
26 février 2007
petite citation de la semaine
J’aime lire. Surtout de la
fiction. J’ai toujours aimé ça. Peut-être parce que je suis fille unique.
Peut-être parce que j’étais une enfant timide. En fait, je me souviens plus
d’avoir lu que d’avoir joué avec mes petits camarades d’école mais ça ne m’a
jamais attristé car j’éprouve toujours un vrai bonheur en lisant.
Lire c’est s’évader de son
quotidien, découvrir le monde, vivre des aventures sans bouger de son canapé.
Lire c’est aussi un dialogue avec le monde, avec les gens car si au premier
abord la lecture semble être un isolement, elle permet aussi d’apprendre et de
comprendre ce qui nous entoure. Parfois mieux que la réalité…
Comme disait Jean-Luc Godard :
Les livres m’ont dit des choses
que ne me disaient pas les vivants
Lire me fait frissonner et me fait vivre des milliers de vies différentes. J’ai côtoyé des personnages qui, le temps de quelques centaines de pages, me semblaient réels. Ils étaient des amis et s’exprimaient avec franchise, me confiaient leur jardin secret, leurs passions. Ce qu’ils étaient au plus profond d’eux-mêmes. Ce que nous faisons rarement dans la réalité, n’est ce pas ?
La force de l’écrit c’est la sensibilité, la justesse des mots écrits en noir sur fond blanc, ces mots qui nous touchent ou qui nous surprennent, et que l’on peut relire cent fois pour s’en inspirer à nouveau. Ces mots sans tabou, si francs, si libres car du domaine de la fiction, nous disent parfois plus que les vivants.
Pourtant n’est-ce pas
paradoxale ? Car QUI écrit un livre si ce n’est un VIVANT ? Les
livres ne naissent pas par génération spontanée ! En fait, les mots sont parfois plus
faciles à dire (pour l’auteur) et à lire (pour le lecteur) dans une fiction que
dans la réalité. L’écrit permet à l’homme de s’exprimer plus librement, de
laisser libre cours à des pensées, à des opinions qu’il a besoin d’extérioriser
mais sans savoir comment les dire ou à qui les dire.
Et un livre c'est aussi une prise de distance, une photo du réel qui nous permet d'observer sans être vu. En lisant nous
pouvons interrompre le temps et prendre le temps d'apprécier une belle description, une situation cocasse ou
juste une phrase que quelqu'un a pris le temps d'écrire. C'est un temps de réflexion dont nous ne disposons pas dans la réalité. Dans la réalité on n'a pas vraiment le temps d'apprécier les choses au moment où elles se passent, et quand on a enfin le temps, on ne peut pas revenir en arrière pour éprouver à nouveau.
Je parle, je parle et je pourrais ne jamais m'arrêter ! Enfin, pour moi c'est tout ça, toutes ces petites merveilles qui font et feront toujours les joies de la lecture.
Sur le sujet, lire absolument Comme un roman de Daniel Pennac !
23 février 2007
Le temps qui passe
A tous les enfultes...
Le temps qui passe c’est vraiment
moche. A un moment, le déclic. On se dit « Ca y est, je suis dans une
autre page du livre de ma vie ». Il y a eu la fin du lycée, la fin de la
collocation dans mon cas, la fin de la vie étudiante, et la vie active…
Evidemment on entre pas dans la vie active en disant « hop ! je
deviens adulte, stop à l’insouciance ! »… Non mais à un moment, on
comprend que ça y est, on n’est plus « un jeune ». Ok, on n’est pas
non plus tout décati mais on sent qu’on récupère moins bien les lendemains de
soirées ; on voit les cheveux blancs se multiplier ; on sait que les
quelques kilos en trop on a intérêt à s’y mettre sérieusement pour les perdre
car ils vont devenir de plus en plus dur à éliminer… On sait aussi qu’un prêt
immobilier c’est long à rembourser et qu’il faut acheter vite, vite ! Je
sais aussi, en tant que femme, que l’horloge biologique, idée qui me paraissait
totalement débile ou en tout cas bien abstraite il y a quelques temps, est en
effet en train d’entamer son tic-tac…
Les 1ers bébés nous
font aussi réaliser que le temps passe horriblement vite et que nos 20 ans nous
paraissent loin… Et quand une fille en 1ere année de fac vous parle,
vous vous dites tout de suite : « Mon Dieu ! Déjà presque 10
ans, le Bac ! ». Et vous vous trouvez vieux, bien loin de cette
jeunesse bruyante et tapageuse. « Moi ? comme ceux-là ? Jamais de
la vie ! Moi, à mon époque… » Bref, vous voyez… Une vieille ! Et
là vous êtes en colère de ne pas avoir regardé plus attentivement les années
passées.
Je crois que perso le phénomène bébé est en grande partie
au cœur de cette découverte. Je réalise que oui ! je pourrais être déjà
maman et que non ! ce n’est plus moi la petite fille qui a besoin de
conseils et d’attention. Et pourtant diable ! Par certains côtés je me
sens encore petite fille ! Alors, comment assumer qu’un autre être
s’attende à ce que je lui donne des réponses aux questions que moi-même je me
pose ?! En fait faut-il se sentir adulte pour avoir un bébé ? Si tel
est le cas, je ne me sens pas du tout prête à enfanter et pourtant voilà
presque 10 ans que j’ai passé la majorité ! Et dire que dans mes proches,
d’autres se sentent prêtent au grand saut me confirme que mon esprit et mes
rides sont un peu en décalage !
Tous ces
« petits » constats me font sentir que la cour de jeux n’est plus la
même qu’il y a 1 ou 3 ans quand autour de moi ce n’était que le 1er
mariage et où tout était futur, fêtes et incertitudes positives. Aujourd’hui
mes incertitudes sont plus angoissantes.
Mais paraît-il « l’angoisse
est une perte de temps » alors carpe
diem ! Fi de la fatigue à 1h du matin, fi des responsabilités et
des questions d’avenir, la vie reste joyeuse pour qui le décide, alors amusons-nous !
Et chantons avec Sinclair pour lutter contre l’épreuve du temps…
22 février 2007
Snow Cake - Cinéma
Mardi je suis allée voir Snow
Cake au ciné, et j’ai beaucoup aimé.
Et me voilà maintenant à vouloir
faire une critique du film… Exercice pas facile pour ce film qui est tout en
sensibilité et en subjectivité.
Commençons donc par l’histoire : Alex (Alan
Rickman), un homme assez solitaire, roule vers Winnipeg au Canada, rencontre
une jeune fille en route et la prend en stop. En roulant ils apprennent à se
connaître, rient et on s’attache bien vite à ces deux-là quand BAM !
accident et la jeune fille meurt. Pas facile pour Alex évidemment, surtout
qu’il a déjà une histoire personnelle chargée comme on l’apprendra au cours du
film. Alors il part à la rencontre de la mère de son auto-stoppeuse pour
s’excuser (même si d’ailleurs l’accident n’est pas de sa faute). Il découvre
Linda (Sigourney Weaver), une femme d’une quarantaine d’année qui apprend la
mort de sa fille comme on apprendrait qu’il n’y a plus de beurre au frigo et
qui s’amuse follement en mangeant de la neige… Bizarre, vous avez dit bizarre ?
Non, juste autiste. Une autiste qui a ses manies et ses angoisses comme sa peur
de la saleté qui lui interdit de toucher aux ordures. Alors ne pourrait-il pas
rester jusqu’à mardi pour sortir les poubelles ? Et voilà qu’Alex se
retrouve à vivre avec Linda pour quelques jours …
Reprenons : une rencontre née du hasard, scénario assez classique en somme. Une histoire de deuil, de culpabilité, d’amour, d’humour aussi. Des acteurs sublimes. C’est un bon départ.
Pour aller plus loin je dirais que
le film traite de sujets assez tragiques comme le deuil et l’autisme mais ne
vire jamais au pathos. Même si on observe un malade, on apprend vite que Linda
a une sacrée personnalité. Elle a une sensibilité, une spontanéité, une soif de
vivre qui n’est pas régie par des règles sociales et morales, elle vit comme
elle l’entend et donne une bonne leçon de lacher-prise aux autres.
Et ne vous y trompez-pas, le but
principal du film n’est certainement pas de faire un deuxième Rain Man.
L’autisme est davantage un prétexte pour parler de culpabilité, de tolérance et
de pardon. La venue d’Alex et sa cohabitation forcée de quelques jours avec
Linda va permettre à chacun de se confronter à ses démons et d’avoir la
possibilité d’absoudre ou d’être absout.
Pour conclure, je dirais que Snow
Cake est un film étonnamment simple, une petite histoire sans grande
envergure mais qui touche à l’humain d’une manière si désarmante et si
touchante qu’elle reste en mémoire comme un beau couché de soleil.
Enfin bref, allez le voir et on en
reparlera après parce que non, décidément, il n’est pas facile de parler de ce
film ! (En témoignent mes pupilles
dilatées d’être restées 2h au moins devant l’écran pendant que je cherchais
comment dire, comment expliquer…)
19 février 2007
PetiteS citationS de la semaine
La semaine dernière, c’était la
Saint Valentin, vous le savez et vous en avez peut-être marre qu'on vous en parle. C'est vrai qu'on nous a rabattu les oreilles avec ça pendant plusieurs
semaines, comme chaque année d'alleurs, au point que beaucoup de couples n’y voient plus qu’une fête commerciale…
Cependant, avez-vous déjà remarqué
le nombre infini de citations sur l’amour ? De toutes époques et tous horizons,
de nombreuses personnalités se sont exprimées sur le sujet. Alors quelle
meilleure occasion que la Saint Valentin pour vous en faire partager
quelques-unes… Oui j’ai bien dit quelques-unes ! Car il y en a tellement
que je n’ai pas su choisir. J’ai plutôt eu envie de vous laisser le choix, de
vous laisser la liberté de conserver en tête celle qui convient le mieux à
votre histoire ou à votre humeur...
Ma préférée, je crois…
L’amour n’est pas seulement un
sentiment, il est un art aussi. Honoré de Balzac
On s'étudie trois semaines, on
s'aime trois mois, on se dispute trois ans,
on se tolère trente ans, et les
enfants recommencent. Hippolyte Taine
Le secret du bonheur en amour, ce
n'est pas d'être aveugle
mais de savoir fermer les yeux quand il le faut. Simone Signoret
Que mille et une nuits sont peu
pour des amants. Aragon
L'amour c'est l'infini à la portée
des caniches. Louis-Ferdinand Céline
Le meilleur moment de l'amour, c'est quand on monte l'escalier. Georges Clemenceau
15 février 2007
Allo la Terre ? - Suites
Vous souvenez-vous de l’appel 5
mn de répit pour la planète que j’avais relayé ici même ? Il
s’agissait de couper toute alimentation électrique entre 19h55 et 20h le 1er
février, la veille de la publication d’un nouveau rapport des Nations Unies sur
le changement climatique, pour « attirer l'attention des citoyens, des
médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à
l'action ». Cela a-t-il marché ? Vous sentez-vous concernés ?
Avez-vous répondu à l’appel ?
Mon ami et moi avons coupé nos
lampes et pas mal d’appareils électriques, sans pour autant faire disjoncter
tout l’appartement. Je m’interrogeais ces derniers jours sur l’importance que
ce mouvement avait eu en France alors voilà je suis allée aux nouvelles !
Et j’ai appris que l’appel avait été assez suivi ! En fait « la
baisse correspond à la consommation de l’éclairage et des appareils en veille
d’environ 3 millions de ménages en France » (selon le Réseau de Transport
d’Electricité), ce qui représente une chute de consommation de 800MW,
c’est-à-dire 1% de la consommation habituelle à cette heure là. C’est vrai que
1% ça fit un peu ridicule mais quand on sait que ça équivaut à la consommation
totale de la ville de Marseille, ça donne une autre dimension !
Outre les particuliers, de
nombreuses institutions, collectivités, salles de spectacles… ont aussi suivi
le projet. Dans plusieurs villes des bâtiments publics ont été éteints, comme
la Tour Eiffel, Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille, la place du Capitole à
Toulouse, la cathédrale de Reims, le Colisée et la place du Capitole à Rome,
les Chambres des députés aux Pays-Bas et en Allemagne…
Pour avoir un peu plus d’infos, allez lire le
communiqué de presse et les articles sur le site des Amis de la Terre,
organisation qui a coordonné l’opération. Je précise que ces informations sont
relayés par de grands journaux ce qui tend à prouver que les chiffres ne sont
pas partiaux…
Pour finir un petit film drôle qui a circulé un peu avant le
1er février pour inciter les gens à participer. Je ne l’ai pas vu
avant, dommage, mais je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer…
PLANETE EN COMPOTE
envoyé par monsieurcompote
14 février 2007
un blog peut en cacher un autre - Police
Forcément quand on commence à s’intéresser aux blogs et qu’on en crée un soi-même, on en découvre d’autres. Aujourd’hui j’avais envie de vous faire découvrir l’un de ceux que j’ai aimés et prochainement je vous en présenterai d’autres.
Le blog que je vous présente ici est un peu un conte de fée, une petite part de rêve et d’humanité dans ce monde de brutes et surtout une belle baffe dans la tête de quelques-uns de nos préjugés… Préjugés sur qui ? Sur les forces de l’ordre. Le blog Police est en effet écrit par une gardienne de la paix qui relate ses aventures et mésaventures professionnelles avec beaucoup de style. D’ailleurs elle a même été repéré par un éditeur et elle publie ses textes en mars. Elle a également gagné le Prix Romans dans la catégorie en littérature, prix qui se consacre aux créations sur Internet (plus d’infos sur Festival Romans).
Elle mérite vraiment d’être publiée car elle a un style très recherché, poétique et forcément des histoires assez splendides, même si souvent elles sont tragiques. Allez notamment voir son histoire postée le 3 janvier et intitulé « Fin d’année à Paris »…
Attention la navigation dans le
site n’est pas évidente. Mieux vaut passer par la liste complète des messages
(à gauche, en dessous des derniers messages, il y a « liste
complète ») pour piocher dans ses textes, surtout que les derniers sont pour la plupart consacrés à la parution de son livre.
Bonne lecture !
12 février 2007
petite citation de la semaine
Aujourd’hui une citation un peu
plus sérieuse que les autres fois, mais qui reste tout de même totalement dans
le thème de mon blog…
L’imagination est plus importante
que la connaissance
Albert Einstein
Qu’un grand bonhomme de la science
ait dit cela a d’autant plus de portée n’est ce pas ?
Je suis assez d’accord
(évidemment !) avec cette idée car l’imagination n’a pas de limite, pas de
frontière et peut s’exercer sans ordre ni loi. Quelle liberté ! Les
scientifiques ou autres professionnels de la connaissance me riront peut-être
au nez en disant que la connaissance est sans limite elle aussi et qu’on a
encore beaucoup de choses à apprendre et à découvrir, mais l’imagination
n’a-t-elle pas de plus grands espaces à parcourir ? N’est-elle pas même
une condition sine qua non à la création scientifique puisque sans elle,
qui aurait par exemple essayé de faire voler l’homme? Les scientifiques,
les inventeurs ne sont en fait que de grands rêveurs… Belle façon de concilier
ces deux notions, non ? Peut-être ne suis-je pas, moi qui ne sais même
plus calculer le périmètre d’un cercle, trop différente d’un ingénieur en
Recherche et Développement après tout ? Bon, faut pas exagérer quand
même !
En fait je dirais que l’un ne va
pas sans l’autre car l’imagination nous permet d’inventer de nouveaux concepts,
de nouveaux objets, mais le savoir, à son tour, étaye notre imagination en la
poussant toujours un peu plus loin, au-delà justement des limites de la
connaissance.
Il y aurait bien d’autres choses à
dire sur le sujet, en dehors du champ de la science notamment, (les
commentaires sont là pour ça !) mais personnellement pour conclure je vous
invite à visiter une page Internet qui vous étonnera par son contenu riche en
information et sa relative inutilité…
Saviez-vous qu’il existe plus de
43000 façons de lacer ses chaussures ? Que d’imagination ! Moi ça me
dépasse ! Et saviez-vous qu’un chercheur s’est penché sur cet exercice de
notre quotidien ? Vraiment, imagination et connaissance font bon ménage !
www.sportnat.com/lapouneur/calcul/lacage.htm
07 février 2007
"Mais qu'allait-il faire dans cette galère ?" - cinéma
Vos poils se hérissent quand vous entendez « Drelin ! Drelin ! » ? Vous transpirez à grosses gouttes et faites une réaction allergique à ce souvenir traumatisant de vos années collège ? Pas de panique, respirez calmement. Vous pouvez aller en toute sérénité voir le film Molière, il vous évitera à l’avenir de faire des crises d’angoisse à la mention du nom de ce grand auteur classique. Oh ! Ce n’est pas un chef d’œuvre ou un hommage vibrant au maître (quoique…), mais c’est une très bonne comédie qui reprend quelques-unes de ses meilleures répliques (comme celle du titre de ce message par exemple…).
Et pour cause, puisque le film se propose de raconter une période où Molière, alors en début de carrière, disparut pendant plusieurs mois. Période où, selon les scénaristes, il fut « engagé » par un notable pour lui enseigner les ficelles du métier de comédien et qui nourrit toutes ses créations futures. En effet il croise à ce moment M. Jourdain, Tartuffe, Dorante, de jeunes amants incompris, une sage maîtresse de maison… Ne manque selon moi que la servante maligne (celle du film est tout le contraire ; son accent paysan vaut le détour) ! Et c’est avant tout au cours de ces quelques mois qu’il vivra une aventure amoureuse qui changera le cours de sa vie car la femme aimée lui ouvrira les yeux sur ses talents et la manière dont il doit les employer...
Et Romain Duris dans tout ça ? Comme les autres comédiens il est tout à fait à sa place et ses beaux yeux maquillés se font très bien passés pour ceux de l’auteur. Son talent n’est pas non plus masqué par celui de Luchini qui interprète M. Jourdain, ridicule à souhait mais avec une pointe de dignité sur la fin… Tous les autres comédiens sont aussi bons interprètes de leur personnage et participent à la réussite du film. Au début on est un peu dérouté il est vrai car le film tente de ressembler à du théâtre et les acteurs semblent sur-jouer pour tenir la comparaison. Mais peu à peu l’impression s’efface et ils nous emmènent dans leur univers « molièresque ». Au final, le film dépoussière totalement l’œuvre classique et donne un visage humain à cette figure de la littérature française.
En conclusion, un grand moment de comédie avec un arrière-goût (mais un bon) de culture classique. De quoi se dire que, quand même, on garde de bons souvenirs de nos études secondaires !
05 février 2007
Citation
Deuxième rendez-vous de cette rubrique. Que vais-je vous proposer en ce lundi de février ? Et bien aujourd’hui je suis de bonne humeur, ce qui est rare pour un lundi, donc j’ai envie de vous faire connaître une sorte de précepte que je me répète parfois, une petite phrase d’une banalité incroyable mais qui cependant peut peut-être vous aider à passer une bonne journée ou au moins à mieux faire passer une journée qui s’annonce tendue…
L’angoisse est une perte de temps
J’ai entendu cette phrase dans un spectacle qui s’appelle la Chambre d’Isabella (commenté sur ce blog). C’est vrai que tout le monde peut énoncer cette vérité mais il y a des moments où les vérités les plus simples sont parfois les plus lentes à nous venir à l’esprit.
Alors, si vous angoissez à cause d’un rendez-vous, si vous avez une décision importante à prendre, si vous détestez le mois de février ou je ne sais quoi encore, pensez à cette petite phrase. C’est si simple et tellement vrai ! Si de toute façon ça doit faire mal, pas la peine de s’angoisser en plus. Autant passer plus vite à autre chose.
Je sais bien que ce n’est pas toujours aussi simple mais je vous l’avais dit aujourd’hui je suis de bonne humeur!
Et avec ça une morceau qui met la pêche !
